PREMIÈRE RANDONNÉE


Vers 18h, je décide de partir faire une randonnée. Puisque le soleil se couche à 22h, j'ai du temps devant moi. Les autres volontaires m'avaient parlé de la montagne qui se trouve derrière la ferme, ce sera mon objectif ! Je me dirige donc vers la montagne, optimiste avec mon sac à dos. C'était sans compter sur les fameux marécages islandais - bien pires que la veille, lorsque j'étais allée près du lac - qui trempent mes chaussures. La randonnée commence bien !



Je parviens à me tirer de ce sol marécageux, et atteint le pied de la montagne. C'est parti pour l'ascension ! Le sol est très mousseux, ce qui me permet de m'allonger sur le sol lorsque je fais des pauses. La sensation est agréable, et contrebalance les effets du vent qui me fouette le visage. Le versant est très pentu, et mes jambes commencent à le ressentir. Mais après tant d'efforts, je ne vais pas m'arrêter là ! Je continue donc, et arrive au sommet environ une heure après mon départ de la ferme. Depuis là haut, les paysages sont surréalistes. Je vois de grandes étendues de terres à n'en plus finir, ponctuées par quelques montagnes enneigées et le lac sur ma droite. J'ai l'impression d'être seule dans ce coin de la planète, et de découvrir une région qui a été désertée par la civilisation. Ou plutôt, une région où l'homme n'a jamais voulu s'attarder. Dire qu'il n'y avait même pas de sentier pour escalader la montagne ! Quelque part, je suis contente que ce soit le cas car je me dis que le territoire restera protégé encore quelques temps. 


Je profite longuement de la vue et fait un tour sur le sommet. Quel vent ! Les volontaires n'avaient pas menti, j'ai les doigts complètement gelés et mon sac manque plusieurs fois de s'envoler. 

Malgré tout, je garde le sourire et attaque la descente. Je décide de changer de chemin pour mon retour, afin d'avoir une nouvelle perspective sur la région. La descente n'est pas facile à maîtriser - il y a de nombreux cailloux, et beaucoup moins de mousse que de l'autre côté. Je n'ai pas droit à la chute (#Camus) sinon c'est direction le ravin. Je parviens au pied de la montagne après une descente intense de plus de 45 minutes. 




Mais qui dit retour à la ferme, dit traversée des marécages et des nombreuses rivières qui se sont formées....Je tente de traverser la première (que l'on peut voir sur la photo) à l'endroit qui me semble le plus adapté. Manque de chance, je me trempe de nouveau les chaussures. Un peu plus loin, rebelote...le sol est trompeur, on pourrait croire qu'il est sec mais dès que je mets le pied sur celui-ci mes chaussures s'enfoncent. Merci Gaïa de m'honorer de ta présence ! Après 5 rivières traversées, je retrouve la route goudronnée et rentre à la ferme. Quelle randonnée !

Quand j'arrive, une nouvelle volontaire est là et des vacanciers venant de Singapour sont en train de se préparer des nouilles. La veille, j'avais discuté avec des espagnols et des touristes américains, qui étaient venus passer deux nuits ici. La ferme est toujours très active !



Maintenant, il est temps de manger et d'aller me reposer. Qui sait ce qui m'attend demain...




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