JOUR 20 : DECOUVERTE DE REYKJAVIK

Aujourd'hui, c'est le grand départ. Je quitte la ferme, et vais à Reykjavik avant de prendre mon avion dans la nuit. Je me réveille à 5h30, et n'arrive pas à me rendormir. Décidément, le soleil me tourmente jusqu'au bout... Fatiguée, je me prépare à partir et vérifie si je n'ai rien oublié. Les adieux sont douloureux, je ne sais pas si je reverrai Elise et Jade un jour... Elles sont en pleurs, et j'ai la larme à l'oeil. Je dis également au revoir à Hankur, qui a été notre ange gardien ici.

Puis, avec Rebecca, nous prenons le bus pour Reyjkavik. C'est parti pour ma dernière journée en Islande ! Nous nous débrouillons très bien et parvenons à prendre les bons bus. Quand nous arrivons à la capitale, nous allons à l'auberge - hostel en anglais - où elle va passer la nuit et j'en profite pour déposer ma valise. Pratique ! Nous allons ensuite nous balader dans la ville, et comme elle y a déjà passé une journée elle connaît les bons endroits. Je suis surprise de voir que la capitale ressemble à une ville de campagne : le centre est minuscule, et se résume à quelques pâtés de maison et de nombreux magasins touristiques - sans oublier des bars et restaurants.

Le midi, nous allons manger gratuitement dans un restaurant asiatique - elle avait obtenu un bon après une mauvaise expérience il y a une dizaine de jours - et c'est très bon, quoique épicé. Merci Rebecca pour ce bon plan !

En marchant dans la ville, je découvre des magasins typiques. Par exemple, 66 North pour l'habillement ou encore Blue Lagoon pour les cosmétiques. Je cherche à acheter une tasse du pays - j'achète un mug dans chaque pays que je visite, c'est une sorte de tradition - mais à 20€ la tasse c'est trop cher pour moi. Tant pis ! Avec Rebecca, nous rigolons bien en faisant le tour des boutiques. Elle n'arrête pas de tester le sel dès qu'elle trouve des échantillons dans les magasins, ce qui est fréquent.
En milieu d'après-midi, nous retrouvons une amie islandaise de Rebecca - elles ont grandi ensemble en Angleterre, dans le même quartier, et ne se sont pas vues depuis 7 ans. Elle nous parle de son métier, de l'évolution de l'Islande et des valeurs du pays. Comme j'avais pu le lire, l'Islande n'était pas touristique il y a encore une dizaine d'années. Aujourd'hui, ils affluent par millions ce qui génère énormément de pollution car ils se déplacent en voiture. Ainsi, 40% des voitures islandaises sont actuellement utilisées par les touristes... ce chiffre est hallucinant ! En plus de cela, la ville de Reykjavik s'est adaptée pour répondre à cette forte demande ces dernières années, en remplaçant des cafés typiques ou magasins par des boutiques de souvenirs. Les islandais se retrouvent donc obligés de se rendre en périphérie de la ville pour faire ce qu'ils faisaient dans le centre. Elle déplore ces changements, qui fait perdre à la ville son charme.
Nous parlons également du tri sélectif, et elle nous explique que l'Islande ne recycle pas directement le carton : en effet, ces déchets sont envoyés par cargo à la Suède, qui se charge de les trier. L'Islande n'a pas les infrastructures nécessaires d'après ce qu'elle nous dit !

Ensuite, nous nous rendons dans un bar où nous la retrouvons avec son copain et ses parents. Nous parlons de la capitale, et de l'avenir du pays. Il en ressort qu'ils sont très concernés par la politique de développement de Reykjavik, et qu'ils sont optimistes même si beaucoup de progrès restent à faire. Ils ne cachent pas qu'ils n'apprécient guère les scandinaves, qui viennent généralement en Islande pour boire et qui se croient chez eux. Ils ont également un regard critique sur la politique du pays, qui se prend pour la Norvège ou la Suède avec une population beaucoup plus faible. En résultent des taxes très fortes, pour financer des infrastructures dont personne n'a vraiment besoin.
Ils nous confirment également que l'application pour vérifier la consanguinité est utilisée : ils avaient d'ailleurs vérifié pour eux, et été soulagés de voir qu'ils sont éloignés de 8 générations - en général, c'est 6.
Nous parlons également des soirées, et ils m'expliquent qu'il n'y a pas de boîte de nuit en Islande : les bars se transforment en lieu où l'on peut danser dans la nuit. Cela leur plaît beaucoup plus que dans les autres pays européens, où l'on doit payer l'entrée.

Puis, nous les quittons et rentrons manger à l'auberge. Surprise, il y a des étagères avec de la nourriture gratuite et nous trouvons notre bonheur. C'est notre 2e repas gratuit du jour ! Nous faisons des pâtes, et rigolons car c'est clairement moins bon que tout ce que nous avons pu manger jusqu'à présent. Nous envoyons la photo de notre repas aux filles qui sont restées à la ferme, et elles sont mortes de rire.

C'est le temps des adieux, et je suis extrêmement triste de quitter Rebecca. Nous nous entendons très bien, et j'aime beaucoup sa personnalité. Elle ne se prend pas la tête, est spontanée et a toujours plein d'histoires à raconter. Elle va me manquer ....

Je prends le bus pour l'aéroport, et ai une discussion intéressante avec une grand-mère norvégienne : elle me dit que je suis jeune et j'ai le temps de voyager maintenant, mais que plus tard rien ne m'empêchera comme elle de éecouvrir de nouveaux pays - c'est la première fois qu'elle vient en Islande, pour suivre sa petite-fille qui est une championne de tennis norvégienne.

Dans le bus, je me sens extrêmement mal à l'idée de quitter l'Islande. J'ai du mai à me dire que je vois ces paysages pour la dernière fois, et que je viens de dire adieu à des personnes qui m'ont beaucoup apporté. Ainsi va la vie...J'arrive à l'aéroport et étrangement, le lieu m'apaise - on est bien loin du stress parisien d'Orly et Charles de Gaulle. Je fais quelques emplettes au duty free, et c'est parti. Adieu l'Islande....Quand j'atterri en France, je réalise à quel point mon pays est différent. Ciel bleu, chaleur, peu de vent, grandes villes...Il est l'heure de faire le bilan de mon séjour !



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