PREMIÈRES IMPRESSIONS

Alors que l'avion atterri, je suis surprise par le paysage. J'ai l'impression de voir un désert à la fois sableux et mousseux. Cette impression se confirmera plus tard, quand je serai dans le bus. Suis-je bien sur Terre ? C'est tout comme si j'étais sur une autre planète du système solaire, au coeur d'une zone volcanique.

L'aéroport 


Une fois sortie de l'avion, je découvre l'aéroport de Keflavik. Celui-ci n'est pas très grand, et ressemble à nos aéroports français. Un détail cependant me marque : tout est très calme et zen. On est bien loin du stress parisien et des hubs que sont Orly et Charles de Gaulle. Personne ne se bouscule, tout le monde marche tranquillement. On a beaucoup à apprendre des Islandais !


Après avoir récupéré ma valise - je crois que l'homme n'est jamais aussi heureux que lorsqu'il retrouve sa valise après un vol, j'avais le sentiment d'assister à une cérémonie de mariage - direction le bureau de change de l'aéroport pour échanger une partie de mon argent. Je m'étais déjà renseignée sur les taux de change, et je savais qu'un euro équivalait environ à 110 couronnes islandaise. Mais cela reste toujours surprenant de se retrouver en possession de 11 000 couronnes. La seule fois de ma vie où j'ai eu autant de billets entre mes mains, c'était au monopoly... 


Bus n° 1

A la sortie de l'aéroport, je retrouve le bus qui m'emmènera à Reykjavik, la capitale - toujours aussi difficile à écrire, je vous défie. Le trajet se passe bien, même s'il y a des ralentissements aux abords de la ville. 
Au cours du trajet, mon impression initiale se confirme : l'Islande ne ressemble en rien à des territoires que j'ai pu voir jusqu'à présent. Je vois des plaines à perte de vue, avec quelques montagnes enneigées au loin. 
Près de la route, je vois alors de la fumée blanche - de l'activité volcanique, ou du brouillard ? quoi qu'il en soit, ce n'est clairement pas de la pollution - et j'ai déjà une partie de la réponse à ma question. L'Islande, en décidant de se consacrer à la préservation de ses territoires, a trouvé un juste milieu entre développement économique et respect de la nature. 

Alors que le bus se rapproche de la capitale, je découvre une forme d'architecture qui me plait déjà : des maisons plain-pieds très colorées. 

Bus n°2

Pour trouver ma correspondance, je rencontre nettement plus de difficultés. Le bus m'avait laissée sur un parking, à côté d'un boulevard où il y a beaucoup de passage. Google maps en main, je vais à la recherche de l'arrêt de bus qui doit se trouver à 10 minutes à pied. Manque de chance, l'arrêt est mal localisé sur l'application et je ne le trouve pas. Je marche encore un peu, et demande de l'aide à une jeune islandaise - qui au passage corrige ma prononciation : "Mjodd" se prononce "Mieuuud" - et retrouve le bon chemin. Sauf que je dois encore marcher, et que je vais sûrement rater le bus de 18h11. En effet, manque de chance, j'arrive à 18h13 et le bus vient de passer. 25 minutes de marche à pied, à tirer ma valise de 20 kilos, pour ça. Enfin bon, ce n'est pas comme si j'avais le choix. C'est parti pour 30 minutes d'attente dans le froid ! 

Finalement, le temps passe vite - merci free, j'ai accès gratuitement à internet depuis l'Islande - et je saute dans le bus. Petite surprise quand je paie mon trajet, le chauffeur ne rend pas la monnaie - c'est vrai qu'à 4€ le ticket de bus, on n'est plus à 1€ près..sacrés islandais, leur logique est infaillible !
Le trajet se finit vite, et j'arrive à Mjodd ("Mieuuud" si vous avez retenu la leçon). Je trouve directement ma dernière correspondance, et c'est parti !

Bus n° 3




La fatigue commence à se faire sentir mais je tiens bon. Les paysages sont toujours aussi bluffants : de vastes étendues de terre, avec des montagnes sur ma droite. Ce qui est marquant, c'est de voir que la trace de l'homme est invisible ou presque. On dirait qu'il n'a jamais touché à ces lieux que l'on traverse, comme si l'on était hors du temps. Dans une certaine mesure, ces paysages m'évoquent le film Interstellar et mes impressions initiales sont définitivement confirmées. 



Bilan : si vous comptez partir en Islande, voici quelques conseils préliminaires 

1) Privilégiez un opérateur téléphonique qui vous permette d'avoir accès à internet : la 3G vous sauvera la vie plus d'une fois !

2) Prévoyez un budget transport conséquent : dites vous que j'ai déboursé 40€ pour aller de l'aéroport à Selfoss, alors que les deux lieux sont séparés de moins d'une centaine de kilomètres. Ca ne rigole pas en Islande ! 

3) Pensez à changer une partie de votre argent à l'aéroport, c'est toujours utile !

4) Si vous êtes perdus, demandez votre chemin aux islandais, ils parlent bien anglais. Cela peut paraître bête mais à l'heure de la technologie, on pense que notre smartphone détient toutes les réponses. C'est faux, rien ne vaut le conseil d'un local !







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